Italie

Infos :
Journées : 4
Journées pédalées : 2
Km : 165
Nuits : 2x camping sauvage, 2x camping chez l’habitant


Le premier aperçu que j’ai eu de l’Italie n’aura pas été très positif… Je me réjouissais de passer la première frontière, mais j’ai été accueilli par un vent fort, des chiens qui aboyaient 50 mètres avant mon arrivée, me suivaient le long du grillage sans arrêter d’aboyer, et passaient le relais aux chiens suivants lorsqu’ils se retrouvaient bloqués au bout de la propriété. Les maisons sont entourées d’un grillage et dotées d’un interphone où l’on m’a plusieurs fois raccroché au nez une fois compris que je ne parle pas italien. Il m’est arrivé régulièrement d’accoster des gens dans la rue, qui tournaient la tête sans un mot une fois que j’ai eu posé la question fatidique : “do you speak English?”. Heureusement j’ai trouvé de nombreuses personnes qui ont fait l’effort de parler avec moi, alors que je ne pouvais leur parler qu’en espagnol.

J’ai également eu droit à une chute de température cruelle : un soir où j’avais laissé de l’eau dans ma bouteille, j’y ai retrouvé un glaçon le matin… Du coup le soir c’était la course pour faire la popote, la toilette comme je pouvais, et m’engouffrer dans mon sac de couchage avec toutes les épaisseurs que j’avais emportées. Et le matin je restais ensarcophagé dans mon sac de couchage le temps que le soleil se lève et réchauffe un peu la tente, en faisant mon possible pour que le froid ne pénètre pas par l’ouverture du sac de couchage.

Pour ce qui est des routes, les axes principaux étaient vraiment très chargés. J’ai donc pris de petites routes, plus longues et où il n’était pas toujours facile de s’orienter, mais très calmes. Je suis même tombé sur des pistes cyclables le second jour!

J’ai encore eu la chance de sonner un soir à la bonne porte. Mes hôtes m’ont invité à partager leur repas, et on a fait comme on a pu pour communiquer entre l’anglais, l’espagnol, l’italien. Moment très sympa!
Un autre soir où je montais ma tente à côté d’une plantation d’arbres, le propriétaire est venu me parler un moment. Puis il est revenu avec sa famille, et m’a apporté à boire et à manger. Et le lendemain c’est son frère qui est venu m’inviter à venir un moment chez lui pour boire un café.
Je suis également tombé sur un couple de petits vieux qui ont accepté très gentiment que je plante la tente chez eux. Le papi m’a même aidé à monter la tente, et il s’est débrouillé pour m’allumer une lumière dans le jardin…

Toujours pour une question de timing à tenir et pour ne pas manquer de temps dans les Balkans, j’ai ensuite repris le train pour la Slovénie.

Bien évidemment avant de quitter l’Italie et malgré le froid, je me suis tout de même offert une de ces fameuses “gelati” (glace), comme ils savent si bien les faire là-bas !

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