France

Infos :
Journées : 7
Journées pédalées : 6
Km : 422
Nuits : 2x camping sauvage, 3x camping chez l’habitant, 2x hébergé

 Album photo France

J'ai donc commencé mon tour du monde à Toulouse, le long du canal du midi. La première journée est ensoleillée, très agréable malgré un vent de face.

M’habituer à mon vélo n’est pas évident car il est très chargé. Je chute à plusieurs reprises en voulant éviter des barrières au ralenti, et je casse de petites pièces secondaires (support compteur, rétro) ce qui est énervant puisque ce n’est que le premier jour ! Sur la route, je rencontre la famille Guılloteau partie le même jour que moi pour un voyage de 5 mois en Europe, avec leurs quatre enfants. Ils forment une belle équipe  et ne passent pas inaperçus! On discute un moment, on prend quelques photos, et c'est reparti.
Voici leur blog :  http://latribuveloto.blogspot.com/

Je rencontre également Ziggi, un Allemand de 62 ans qui voyage en vélo avec son chien depuis 6 ans. 


Je passe une première nuit sous la tente en pleine nature. Ce soir là j’ai droit à une tempête, et ma tente tient le coup sans soucis. Première victoire!

Le lendemain, le canal est difficilement praticable à cause de la tempête : il est recouvert de branches, boueux. Je retrouve Ziggi, qui me pousse à le suivre le long du canal en me jurant que le chemin s’améliorera bientôt. Mon vélo s’enfonce, je patine, j’y perds pas mal de temps et d’énergie, je décide donc de changer d’itinéraire. La suite de la journée se passe parfaitement bien, j'en profite au maximum!

Le troisième jour débute très bien, je rencontre notamment deux cyclistes, dont un en tricycle couché. On pédale ensemble sur une piste cyclable, c’est un moment très sympa !

Un peu plus tard dans la journée, je me rends compte que deux de mes quatre sacoches sont très abîmées, et que je ne pourrai sans doute pas poursuivre mon voyage avec elles. Voilà les premières complications… Ensuite  une pièce de mon vélo casse ce qui m’empêche de rouler. C’est une pièce spécifique aux vélos couchés, donc il est absolument impossible de m’en procurer une dans un magasin standard… Après un long, long moment à essayer de trouver une solution  trois réparations qui ne tiennent pas plus de 5min, j’arrive enfin à bricoler quelque chose. Ces problèmes me plombent le moral. Certes je savais que j’aurais des soucis sur la route, mais pas autant, et en si peu de temps… Je passe donc une fin de journée avec l’envie de tout arrêter. Bien sûr il est hors de question de jeter l’éponge aussi rapidement, mais ce passage est vraiment dur pour le moral… Par la suite mon bricolage de fortune tient à peu près, et j’ai deux nouveaux soucis que je répare correctement.

Comme je dois retrouver Sonja (mon amie) à İstanbul et que le timing est trop serré, je décide de prendre le train depuis Aix pour l’Italie. Sur le chemin, à Nice, je change ma paire de sacoches. Voila un problème de résolu  ça fait plaisir!

Cette première période est donc mitigée, j’ai passé de très bons moments à rouler dans de très bonnes conditions mais j’ai eu de gros soucis compliqués et longs à résoudre ce qui a été très dur pour le moral. Mais c'est surtout une période qui a été forte en rencontres...

Dès mon arrivée à Toulouse, je rencontre Philip, un nouveau Zélandais tout juste de retour d’une traversée nord-sud de l’Afrique en vélo. Il m’invite à boire un café et on passe un bon moment à bavarder.
Je sonne à la porte des Truillet qui habitent en périphérie de Toulouse. Je demande à planter la tente dans leur jardin, et ils m’invitent à partager leur repas, ils m’offrent le petit déjeuner, ils sont très accueillants et très conviviaux.
Je suis hébergé par Jean Marie, qui m’accoste alors que je cherchais un endroit pour dormir près de Montpellier. Repas, douche, compagnie, j’en avais tellement besoin justement à ce moment où mon moral était au plus bas à cause des problèmes techniques…
En traversant la Camargue je sonne à une porte pour demander de l’eau, et je me retrouve en plein anniversaire où l’on m’offre crêpes, champagne, abri contre l’orage, discours passionnés sur la culture Camarguaise et les courses de taureaux.
Bernard vient me parler intrigué par mon vélo, et me propose de passer la nuit chez lui. Repas, douche, soirée à discuter de voyage et de kayak de mer. Sa femme et lui ont vraiment tout fait pour que je me sente à l’aise et que j’aie tout ce dont je pourrais avoir besoin.


Un grand merci à vous tous pour votre accueil, c’est de loin ce qui m’a le plus marqué au cours de cette première période !

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