Bulgarie



Infos :
Journées :3
Journées pédalées :3
Km :
Nuits : 1x hébergé, 1x camping, 1x hôtel


Avec la Bulgarie j’étais de retour dans l’UE. Mais contrairement à ce à quoi je m’attendais, le niveau de vie est semblable à celui de la Serbie, beaucoup plus bas que tout ce que j’ai vu jusqu'à maintenant en Europe. Les maisons sont très modestes, l’état des routes inégal. Certains tronçons sont pleins de nids de poule et il manque de temps en temps des plaques de goudron de 3-5m de long. J’ai vu un panneau d’interdiction de circuler pour les charrettes tirées par des chevaux. J’ai cru qu’il s’agissait d’un panneau des années 1900 oublié depuis longtemps, mais non ! J’ai croisé (mais aussi doublé, héhé !) plein de charrettes sur ma route, c’est un moyen de transport encore réellement utilisé ici !


Une autre différence avec les pays précédents, les routes sont bordées de déchets : sacs plastique, canettes, etc. C’est décidément un vrai problème dans le monde…


La densité des routes est beaucoup plus faible et je n’ai souvent pas trop eu le choix de mon itinéraire. Je suis donc sorti de Sofia sur la bande d’arrêt d’urgence d’une autoroute (utilisée comme aire de stationnement et bordée de commerces), mais je me suis aussi retrouvé sur de petites routes très tranquilles bordées d’arbres couverts de fleurs blanches et roses qui m’annonçaient l’arrivée du printemps ! Joie bonheur ! J’en ai enfin fini avec le froid !


 
Je me suis également fait avoir par le décalage horaire un soir. Mon portable a changé sournoisement d’heure sans me prévenir, et je me suis engagé en fin d’après-midi dans une ville en pensant camper de l’autre côté. La météo était nuageuse, ce qui m’empêchait de savoir où se trouvait le soleil, et manque de chance la nuit est tombée une heure plus tôt que prévue. Je me suis donc retrouvé en sortie de ville à la nuit noire, sans hôtel, sans route secondaire pour bifurquer, sans savoir où dormir … Heureusement je suis équipé pour être bien vu.

C’est en Bulgarie que j’ai trouvé mon premier marché authentique. Quel plaisir de se ravitailler en pain et confiture maison qui viennent droit de la montagne, et de se balader dans l’ambiance d’un vrai marché !

Mais l’évènement le plus marquant est sans aucun doute mon passage dans un petit village un peu à l’écart de la route, en fin de journée, avec pour objectif d’y trouver de l’eau et d’y camper.


Arrivé au centre du village, un groupe se forme autour de moi et tente de m’indiquer la direction de la ville la plus proche. La communication était délicate, aucun ne connaissait plus de 30 mots d’anglais. Finalement ils comprennent que je veux passer la nuit là, et une vielle femme me propose de dormir chez elle. Elle vit avec son mari, son second fils d’une trentaine d’années en couple et avec une petite fille, ainsi que la fille de son premier fils. La maison est constituée d’une pièce de vie commune qui sert de salon, de salle à manger et de chambre pour les petits-enfants ; une chambre pour les grands-parents, une autre pour le jeune couple ; une pièce avec lavabo pour la toilette et la cuisine ; une autre avec douche et toilette. Ils ont l'eau courante, mais comme les coupures sont fréquentes ils ont également un puits dans le jardin. Ils m’installent, je leur fais essayer mon vélo, on rigole.


Puis ils me proposent de manger avec eux et on s’assoit dans le salon. La communication se fait avec des signes, trois mots d’anglais. Elle est lente, difficile, mais bien réelle. Ils font vraiment tout pour que je me sente à l’aise, pour que je ne manque de rien. Ils font venir une personne du village qui parle anglais, disent-ils. Je m’attends à un anglais très approximatif, mais la personne est en fait une Anglaise qui a élu domicile dans ce village avec son mari avec pour intention d’y monter un camping. On m’apporte mon repas. Je mange seul, ils attendront que j’aie fini de manger et que je sois parti me coucher pour passer eux-mêmes à table. Pendant tout ce temps on discute de nos familles, de nos vies, de mon voyage. Le jeune couple part en Grèce 5 mois par an, pour travailler dans les champs. Pendant ce temps les grands-parents s’occupent des petits-enfants qui vont à l’école. Le reste du temps le couple ne peut pas trouver de travail en Bulgarie, donc l’homme consacre son temps à construire lui-même sa maison.



La vie de ces gens est dure, mais ils m’ont vraiment donné tout ce dont j’avais besoin. Ils ont vraiment tout fait pour communiquer avec moi, malgré les difficultés de la langue. Leur hospitalité m’a vraiment touché, c’est le plus beau moment vécu depuis le début de mon voyage !

1 commentaire:

  1. Tu es simplement tombé dans une famille de tsiganes ! ta photo le prouve bien. Mais bon, s'ils étaient hospitaliers c'est l'essentiel.
    félicitations pour ton parcours.

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