Kazakhstan

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Pour se rendre au Kazakhstan depuis Bakou il n'y a pas beaucoup de solutions, il faut prendre un ferry.
Ce ferry transporte principalement des marchandises, et accessoirement des passagers. Obtenir des informations et des places à bord n'est donc pas toujours évident. Le personnel ne parle pas anglais, la date et l'heure d'embarquement dépendent du chargement du cargo et ne sont connus qu'au dernier moment, l'emplacement du guichet n'est pas indiqué, et il est impossible de réserver des places. Le nombre de places à bord dépend du type de bateau et de la bonne volonté du chef de bord. La veille du départ on nous avait annoncé 8 places, mais nous étions 12 voyageurs répertoriés en instance de départ. Comme j'avais très envie de continuer de voyager avec Matt et Alexis, la matinée du départ a été assez stressante ne sachant pas qui pourrait partir. Heureusement le chef de bord s'est montré très conciliant et nous avons tous pu embarquer alors même qu'il n'y avait pas suffisamment de lits...
Le trajet en bateau, qui a duré un jour et deux nuits, a été une bonne occasion de se reposer, de jouer aux échecs et de découvrir le backgammon.



Je n'ai pas pu profiter du coucher de soleil sur la Caspienne, réputé magnifique, à cause des nuages. Je me suis donc levé à l'aube avec l'humeur du fier conquérant armé de son appareil photo à l'assaut de beaux panoramas... et je suis reparti me coucher aussitôt, conscient d'avoir inutilement sacrifié quelques heures de sommeil.

Nous avons prévu de traverser 450 km de désert pour rejoindre Beinau, et de là prendre un train pour l'Ouzbékistan pour éviter 400 km supplémentaires de désert. Nous faisons le plein de nourriture avant de partir ne sachant pas dans quelle mesure nous pourrons nous approvisionner en route, et nous nous lançons à l'assaut du désert.
Nous sommes un groupe de 8 cyclistes ce qui forme une belle équipe, et un beau site de camping le soir !



Le désert s'étend à perte de vue, traversé par une route unique bordée de pipelines, de chevaux et de dromadaires. Quelques collines offrent une  jolie vue.




Le ravitaillement ne pose en fait aucun souci, nous trouvons des magasins ou des restaurants de routiers 2 fois par jour.
La chaleur nous oblige à modifier l'organisation de notre journée : on se lève avant l'aube, on pédale jusqu'à 13h. On s'offre ensuite une pause pour rester à l’abri du soleil jusqu'à 16-17h, puis on reprend jusqu'à 20h.

Rouler seul favorise les rencontres, mais avoir de la compagnie après quelques mois de solitude est très agréable, surtout dans le désert.


Malheureusement mon vélo me pose des problèmes après deux jours. La chaîne a mangé la gaine dans laquelle elle passe et s'attaque au cadre, et un peu plus tard mon guidon casse... Alexis, un des deux Anglais que j'avais rencontrés en Azerbaïdjan, étant tombé malade, on rejoint la ville suivante en stop. Et on décide de traverser le désert en train puis d'attendre le reste du groupe à Beinau, d'où il était prévu de prendre le train pour l'Ouzbékistan.

Les villes ici sont des amas de maisons sur un terrain poussiéreux où rien ne pousse, elles sont entourées de rien à perte de vue, et la ville suivante, aussi terne, se trouve à plus de 100 km. Je plains les habitants...

J'en profite pour faire réparer mon vélo. Trouver un soudeur n'est pas très difficile, mais il travaille comme un amateur et je suis sceptique quant au résultat. Le soir on s'éloigne de la ville pour camper, mais la soudure ne tient pas 3 km et je me retrouve à nouveau avec seulement un demi-guidon.
On s'installe dans un parc pour camper, et au bout de 2 minutes nous sommes entourés par une bande d'enfants qui nous observent. Ce genre de situation est toujours pesant, mais nous sommes heureusement sauvés par deux jeunes qui nous proposent de nous héberger.
Nous nous rendons donc chez l'un d'eux, qui vit avec sa famille au sens large. Il se trouve que son frère aîné est vice champion du monde de jujitsu, nous avons donc droit aux médailles, aux vidéos...


Ils nous servent ensuite le thé, et pour mon plus grand bonheur les femmes restent avec nous ! Ce n'était pas arrivé depuis bien longtemps...


On passe un très bon moment ensemble, puis ils installent notre lit. A l'extérieur, sur une sorte de table basse en bois, ils apportent deux matelas, des couvertures, et nous passons la nuit à la belle étoile.


Le lendemain le frère aîné m'aide à réparer mon vélo  et après quelques difficultés nous arrivons à un résultat qui semble correct.

Dans la journée le reste du groupe nous rejoint, et nous prenons le train le lendemain pour l'Ouzbékistan.
Dans le train, une file ininterrompue de vendeurs proposent tout et n'importe quoi : poisson fumé, vêtements, boissons, ayran (sorte de yaourt à boire), guitares, cigarettes, glaces...



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